09 novembre 2019

32 dimanche ordinaire


Première lecture: 2 M 7, 1-2.9-14
Psaume : 16 
Refrain: Au réveil, je me rassasierai de ton visage, Seigneur. ou Le jour viendra, Seigneur, où je m’éveillerai en ta présence.
Deuxième lecture : 2 Th 2, 16 - 3  5
Evangile: Luc 20, 27 - 38 
PU: Par Jésus Christ ressuscité, exauce-nous, Seigneur.




« Le Dieu des vivants !...» 


Définition: … le Dieu des vivants !

Tout au long de ce mois de novembre, nous prions pour nos défunts. Nous sommes nombreux à avoir fait une visite au cimetière. Nous avons également l'habitude de faire célébrer des messes pour ceux et celles qui nous ont quittés, les membres de nos familles et nos amis. Quand nous commémorons l'armistice, nous pensons à toutes les victimes de toutes les guerres. Nous prions pour notre monde si douloureusement éprouvé par la violence, le terrorisme et les catastrophes en tous genres dont nous parlent les médias.

Or voilà que les textes bibliques de ce dimanche nous parlent de résurrection et de vie en Dieu. La première lecture nous décrit une scène horrible : Une mère et ses enfants sont mis à mort de la manière la plus cruelle parce qu'ils ont refusé de désobéir à la loi de Moïse. Ce qui les motive c'est leur foi en la résurrection. Ils nous font penser à tous ces martyrs de tous les temps qui ont préféré mourir plutôt que de renier leur foi au Christ. Cette leçon de courage vaut aussi pour nous aujourd'hui. Notre foi est souvent tournée en dérision. Mais le Seigneur nous recommande de tenir fermes et de nous appuyer sur lui.
L'évangile de ce dimanche va encore plus loin. Il nous parle de la résurrection. Tous les juifs n'y adhéraient pas. D'un côté, il y avait les pharisiens qui y croyaient fermement puis les sadducéens qui refusaient d'y croire. Ces derniers viennent poser une question à Jésus pour ridiculiser cette croyance. Nous leur devons un grand merci car ils nous ont obtenus de Jésus des éclaircissements majeurs sur la révélation des splendeurs de l'au-delà. Il n'a jamais été évident pour les humains de croire en l'immortalité de l'homme et à sa survie après la mort. Le piège que les sadducéens tendent à Jésus est un peu gros et plutôt déplaisant. Une femme qui a eu plusieurs maris, avec qui sera-t-elle en ménage dans l'éternité ? Le problème des sadducéens, c'est qu'ils se laissent enfermer dans leurs raisonnements. Au lieu de se laisser interroger par la Bible, ils s'en servent pour prouver qu'ils ont raison. Les textes bibliques ne sont pas destinés à démontrer que nos idées sont justes. Ils sont là pour nous aider à nous convertir, à changer notre regard sur Dieu, sur les autres et sur notre vie. Nous sommes invités à faire chaque jour un pas de plus vers le Seigneur.

Concernant le Vie éternelle, le Christ nous apporte une réponse lumineuse. Nous ne devons pas imaginer le monde à venir sur le modèle du monde présent où l'on se marie et où on meurt. Dans le monde que Jésus appelle le Royaume de Dieu, on ne se marie pas et on ne peut plus mourir. Notre pauvre langage humain est incapable de dire ce que sera notre vie de ressuscité. Le monde de la résurrection n'est pas la continuation de celui dans lequel nous vivons actuellement. Il est tout autre. Les corps échapperont aux conditions qui leur sont faites ici-bas. L'amour subsistera au-delà de la mort mais il sera purifié. Il nous faut accueillir cette bonne nouvelle que Jésus nous annonce : le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob n'est pas le Dieu des morts mais des vivants car tous vivent par lui. La mort ne peut pas faire échec aux engagements que Dieu a pris envers les patriarches d'autrefois. Son alliance est définitive et elle traverse la mort. Voilà un message d'espérance qui nous rejoint dans nos deuils. L'important c'est que nous ne cessions de faire confiance en celui qui a dit : "Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra éternellement." L'Eucharistie que nous célébrons chaque dimanche nous donne puiser à la Source et de raviver en nous cet amour qui vient de Dieu. Pour cette vie nouvelle, nous pouvons chanter notre louange à Dieu.


PAROLE DE VIE POUR LA SEMAINE

â Pour la semaine qui vient…  Croire en l’autre monde

On connaît la tendance générale des récents sondages : peu de catholiques croient vraiment en la résurrection ! Et pourtant, c’est le cœur de la foi chrétienne ! Mais, on le voit dans les textes de ce dimanche, il n’a jamais été facile de croire en la résurrection, et de croire en l’autre monde : en une vie après la vie, en une vie éternelle…  Et nous, qui répétons chaque dimanche notre Symbole de foi, où en sommes-nous ? Quelle est, sincèrement, notre foi en la « résurrection » (des morts, de la chair), en la « vie éternelle » ? Les évêques de France, avec Aller au cœur de la foi, nous ont invités, depuis cinq ans déjà, à parler notre foi : n’est-ce pas l’occasion, en ces jours, d’y revenir ? De débattre, par exemple, à partir du piège  que les sadducéens essaient de tendre à Jésus, ou des questions qui nous sont aujourd’hui adressées ? Croire en l’autre monde, finalement, est-ce si différent de croire en Dieu ici et maintenant ? Si nous répondons à son amour, nous savons que, lui, nous aime et nous garde pour l’éternité ; ainsi, notre résurrection est déjà commencée : depuis notre baptême, nous somme plongés dans l’océan de l’amour de Dieu … même si nous ne pouvons encore nous « rassasier de son visage » (Psaume 16)…
â Faits pour la vie
Annoncer que notre Dieu « n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants » (Evangile) n’est pas réservé aux moments des funérailles ! Cette belle affirmation de notre foi mérite d’être plus présente à notre témoignage… Demandons-nous si nous avons déjà eu l’occasion de le dire ? Et si non, pourquoi ?

â Echappées poétiques

L’amour des morts est le plus lumineux qui soit. Pourquoi n’aimerions-nous pas les vivants comme nous aimons, avec une justesse instinctive, ceux dont la voix ne se fera plus jamais entendre sur terre ? Contempler sans saisir et même sans comprendre : les moineaux, autant que les morts, nous y invitent par leurs chants. Sous ma fenêtre… des œuvres non écrites m’instruisent sur ce qu’est Dieu, du côté de la vie où je suis.

Þ  Prière
Dieu, notre espérance, tu nous rassembles, et la parole nous révèle le sens de notre existence. Ouvre nos yeux et nos cœurs au-delà des préoccupations et des limites du quotidien, et nous reconnaîtrons en Jésus la source de la vie.

Þ Une pensée pour la semaine qui commence
En suivant le chemin qui s’appelle plus tard, nous arrivons sur la place qui s’appelle jamais.

Ava devient enfant de Dieu par le baptême


E Le coin des enfants :

Dieu est le Dieu des vivants et non des morts!

*Pour Jésus, Abraham, Isaac et Jacob sont toujours vivants.

*Abraham, Isaac et Jacob vivent d'une autre manière que la nôtre (Lorsqu’on ressuscite d’entre les morts, on ne prend ni femme ni mari, mais on est comme les anges dans les cieux.).

*Les morts, ce sont tous ceux qui ne vivent plus en communion avec les autres (comme le possédé, tous ceux qui sont séparés, tous ceux qui sont dans l'obscurité... Tous ceux qui ne veulent pas vivre la vie lumineuse que Dieu propose.

*Chacun de nous, je pense, vit des moments d'obscurité (il est comme mort) et des moments de lumière (il est pleinement vivant).

*Jésus nous encourage à être Vivant !

*Pour cela, nous pouvons être aidés par notre prochain, par Jésus, les saints, l'Esprit Saint.
*Nous pouvons toujours faire quelque chose pour les autres. A l'image de Jésus, nous pouvons les visiter, les écouter, les encourager, les relever, leur donner de la joie,....Il y a des jours où je vis aussi comme dans la nuit, comme enfermé dans un tombeau. Je ne vis plus en communion avec les autres, je me sens comme exclu, je ne participe plus à la vie qui m'entoure. Parfois, c'est de ma faute: j'ai menti, j'ai volé, j'ai triché, j'ai été violent, j'ai dit des méchancetés, j'ai trouvé que les autres ne valaient rien par rapport à moi, j'ai été jaloux, je n'ai pas voulu partager,..., et les autres sont partis loin de moi. Au fond de moi, j'ai honte, je me sens seul, je m'en veux. J'aimerais retrouver le chemin de l'amitié. Je réfléchis à ces jours-là...


02 novembre 2019

31 dimanche ordinaire

Première lecture: Sg 11,22-12,2
Psaume : 144 
Refrain: Mon Dieu, mon Roi, je bénirai ton nom toujours et à jamais !    
Deuxième lecture : 2 Tm 1, 11-2 ,2
Evangile: Luc 19, 1-10
PU: Pour les hommes et pour les femmes, pour les enfants de la terre, ton Eglise qui t’acclame vient te confier sa prière.


« Hospitalité...»

Définition: … de l’hospitalité

Jésus arrive à Jéricho. Il est pressé de toute part par cette foule de curieux. Mais pour lui, un seul homme semble compter. Au milieu de tous ces gens, il ne voit que Zachée, celui-là même que personne ne veut voir. Mais rien ne peut arrêter Jésus. Il est venu chercher et sauver ceux qui vont à leur perte. Même celui qui est tombé très bas peut toujours accueillir le Salut de Dieu. C'est une bonne nouvelle pour les pécheurs que nous sommes. Dieu nous considère tous comme son bien le plus précieux et il ne veut pas nous perdre.

Le message du Christ s'adresse aussi à chacun de nous. Comme pour Zachée, Jésus ne cesse de nous dire : "Aujourd'hui, il me faut demeurer chez toi." Il continue à frapper à notre porte, non pour nous faire des reproches mais pour nous sauver. Avec lui, c'est le Salut de Dieu qui entre dans nos vies. Quand on a rencontré le Christ, plus rien ne peut être comme avant. Zachée qui était si avide d'argent se met à penser aux pauvres et à ceux qu'il a volés. Son regard sur les autres a changé. C’est un regard d’amour, un regard fraternel. Les autres, il craint maintenant de leur avoir fait du tort car il comprend qu’ils sont ses frères. Alors, n'hésitons à accueillir le Seigneur chez nous. Nous pouvons être sauvés et commencer une nouvelle vie, une vie illuminée par ce pardon de Dieu.

Cet évangile nous laisse un message de joie. C'est la joie de Zachée quand il rencontre Jésus et qu'il le reçoit chez lui. C'est la joie d'être deviné et reconnu ; c'est la joie du repas entre amis qui a précédé le pardon. Et c'est surtout la joie de Dieu qui retrouve un fils perdu. Un des mots importants de cet évangile c'est "Aujourd'hui". Le mot "Salut" est toujours lié à "aujourd'hui". Rappelons-nous la nuit de Noël : "Aujourd'hui, vous est né un Sauveur !" Si nous voulons écouter la parole de Dieu, il nous faut entendre cet aujourd'hui. Ce n'est pas hier ou demain. C'est ici et maintenant que Jésus nous appelle et nous sauve. 
Un dernier point : Il y a aussi le regard de la foule sur Zachée et c’est un regard de réprobation, de condamnation. Jésus est désavoué car il est allé loger chez un pécheur. La foule n’accepte pas un tel visage de Dieu. Nous aussi, nous pouvons parfois être comme cette foule. C'est ce qui se passe toujours et encore aujourd'hui. On estime qu'il vaut mieux éviter de fréquenter les "infréquentables". On les enfonce, on ne leur laisse aucune chance. 

Tout cela est contraire à l'évangile de ce dimanche. Le vrai Dieu, celui qui Jésus est venu nous révéler, c’est précisément le Dieu de tous les exclus, qu’ils soient riches ou pauvres, jeunes ou adultes. Son regard rejoint tous ceux qui sont enfermés dans leur péché et leur mauvaise réputation. Que notre regard sur les autres soit comme celui de Jésus, un regard fraternel, un regard plein de bonté qui voit en chacun un frère ou une sœur appelés à la sainteté. 

En sortant de l’Eucharistie, nous sommes renvoyés à tous ces gens qui cherchent à voir qui est Jésus. Certains le rencontrent grâce à des témoins d’aujourd’hui, un prêtre, une catéchiste, une personne qui se dévoue pour les autres ; d’autres ont été marqués par un événement fort, un pèlerinage, une équipe d’aumônerie. Pour d’autres, c’est une préparation au mariage ou au baptême ou encore le catéchisme de leurs enfants. Le Seigneur est là au cœur de nos vies et il veut demeurer chez nous. Il nous renvoie auprès de tous ceux qui nous entourent pour les aider à découvrir le salut qui vient de Dieu.



PAROLE DE VIE POUR LA SEMAINE

â Pour la semaine qui vient…  Tous les hommes

Heureuse affirmations de l’Ecriture et de notre foi : l’amour du Seigneur pour tous les hommes. C’est une donnée biblique constante, unanime : « la bonté du Seigneur est pour tous »  (Psaume 144), il n’exclut personne du salut. Ainsi en est-il de Zachée, dans l’Evangile, et peut-être de beaucoup d’autres que nous serions tentés de juger… Or, le Seigneur est le seul juge, et Jésus le seul Sauveur
Au cours de cette semaine, prenons le temps de méditer cette dimension universelle de l’amour divin : nous chrétiens, ne sommes donc pas meilleurs que les autres ; nous n’avons aucun privilège non plus, qui justifierait de nous tenir à part de l’humanité… Si Dieu nous fait don de la foi et du salut, c’est pour notre vie mais c’est également pour l’annoncer à nos frères, sans distinction. A nous de voir comment mettre en œuvre cette mission qui nous est confiée : en famille, dans notre milieu de travail  peut-être, ou tout simplement par notre mode d’être qui s’avère conforme ou non à la Parole du Christ… Toute prise de position à tendance raciste est évidemment en opposition avec l’amour universel de Dieu, mais aussi le refus d’accueillir l’étranger … Tant d’exemples qui engagent notre témoignage 

â Jésus Sauveur
En professant l’amour universel de Dieu, l’Eglise présente également le Christ comme le seul Sauveur, l’unique médiateur entre Dieu et les hommes (de toutes nations, races, religions). Donnons-nous les moyens de nous informer sur cet aspect de notre foi, qui peut sembler déroutant.

â La miséricorde de Dieu est la source du pardon :
Traditionnellement, nous faisons de l’expression du repentir et de l’aveu une condition du pardon, comme si  la miséricorde de Dieu pouvait dépendre d’une prestation humaine.
C’est Dieu, et non pas une telle démarche rituelle qui est source de grâce et de réconciliation.
Il ne peut pas ne pas nous témoigner sans relâche sa miséricorde. L’inconstance n’est pas de son côté, mais du nôtre.

La miséricorde de Dieu  
est source de pardon.



 Le coin des enfants : 

*Qu'est-ce qu'un collecteur d'impôts? Au temps de Jésus, les romains occupaient la Palestine. Les juifs étaient obligés de leur payer un impôt. Certains juifs (les collecteurs d'impôts) étaient employés par les romains pour rassembler, réclamer l'argent dû.

*Zachée?
Au début, il est riche, matériellement parlant, mais il est seul, exclu. Au fond de lui, il aspire à autre chose. La rencontre avec Jésus (qui ne juge pas mais qui aime) va le changer, le transformer... Il va s'ouvrir à la générosité et devenir ainsi descendant d'Abraham (il était comme un bouton fermé, sa corolle s'est ouverte, et aujourd'hui il porte des graines : En devenant don, il rejoint Dieu ; il fait partie du même courant de Vie, de la même circulation... Le salut entre dans son âme...


Cette histoire peut nous faire penser à l’échange que nous avons avec Jésus lors de nos communions:
Quand je me lève et marche pour aller communier. Jésus souhaite venir dans notre «maison» et c’est ce qu’il fait lors de la communion, comment l’accueillons-nous? 


- Après sa rencontre avec Jésus, la vie de Zachée est transformée. Est-ce que la communion fait changer quelque chose en moi?

Exemple : L'important, c'est de construire des ponts entre les hommes...

L'important, c'est de poser un regard d'amour sur les êtres qui nous entourent...

L'important, c'est de s'ouvrir à la générosité...

L'important, c'est de savoir que Dieu aime tous les humains ; son Royaume est pour tous...
L'important, c'est AIMER!


26 octobre 2019

30 dimanche ordinaire


Première lecture: Si 35, 15b-17.20-22a
Psaume : 33 
Refrain: Un pauvre crie : le Seigneur entend
Ou Un pauvre a crié : Dieu l’écoute et le sauve.    
Deuxième lecture : 2 Tm 4, 6-8. 16-18
Evangile: Luc 18, 9-14
PU: 


« HUMILITÉ...»


Définition: … de la prière

En ce mois d’octobre, le pape nous rappelle le rôle missionnaire de l’Église. Nous, chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes tous envoyés en mission. Notre pensée et notre prière vont vers ces prêtres, religieux et laïcs qui ont quitté leur famille et leur pays pour porter l’Évangile sur d’autres continents, souvent au péril de leur vie. Et nous n’oublions pas ceux qui viennent chez nous pour nous évangéliser. Notre mission à tous, c’est d’annoncer la miséricorde.

La première lecture nous invite à rectifier l’image que nous nous faisons de Dieu. Elle vient nous rappeler que « le Seigneur ne fait pas de différence entre les hommes. » Il entend la prière et la plainte du pauvre, de l’opprimé, de la veuve et de l’orphelin. Nous pensons à toutes les victimes des guerres au Moyen Orient et ailleurs. Nous ne pouvons pas rester indifférents face à tant de souffrances. Plus tard, Jésus proclamera que l’Évangile, c’est la bonne nouvelle annoncée aux pauvres. Et il précisera qu’il se reconnaît à travers celui qui a faim, celui qui est sans vêtement, celui qui est étranger ou prisonnier. À travers eux, c’est lui que nous accueillons ou que nous refusons.

Au moment où il écrit sa lettre, l’apôtre Paul se trouve lui aussi en situation de détresse. Il est en prison et il sait que bientôt, il va être exécuté. Toute sa vie a été un combat mais il est resté fidèle jusqu’au bout. Il attend maintenant la récompense promise au « serviteur fidèle », rencontrer le Seigneur et être avec lui dans son Royaume. C’est là son espérance et sa force. Sa prière est entièrement tournée vers Dieu.

L’Évangile est précisément là aujourd’hui pour mettre en valeur la prière du pauvre. Jésus nous raconte une parabole pour faire passer un message de la plus haute importance. Il nous présente un pharisien et un publicain. Tous deux montent au temple pour prier. Ils pratiquent la même religion mais ils ne sont pas ensemble. Le pharisien présente à Dieu un bilan impressionnant : il n’a commis aucune faute, il jeûne, il fait l’aumône. Tout ce dont il est fier est sans doute vrai. D’ailleurs, ce n’est pas cela que Jésus lui reproche.

Le problème de cet homme c’est son orgueil. Il est convaincu d’être juste mais il n’a que mépris pour les autres. Il ne se contente pas de se donner des coups d’encensoir. II fait en même temps l’examen de conscience du publicain. Il n’a pas compris que pour être exaucé, il nous faut être plein de bonté et de compréhension pour les autres, même s’ils sont pécheurs. C’est ce que nous a rappelé ce mois missionnaire : Dieu veut le salut de tous les hommes.

Bien à distance, nous avons le publicain. C’est un homme méprisé et même détesté de tous. Il a pactisé avec l’occupant romain. De plus, il a rançonné la population. Il s’avoue pécheur et se reconnaît coupable. Il est au fond du gouffre. La seule chose qu’il peut faire c’est d’implorer le pardon de Dieu à son égard : « Mon Dieu, prend pitié du pécheur que je suis. »

En nous racontant cette parabole le Christ vient nous annoncer une bonne nouvelle : il nous dit que Dieu est Amour. Et cet amour va jusqu’au pardon. Tout cela nous est offert gratuitement et sans mérite de notre part. Celui qui se croit supérieur aux autres n’a rien compris. Comment pouvons-nous nous adresser à Dieu si nous n’avons que du mépris pour ceux qui sont autour de nous ? Si nous réalisons quelque chose de bien, ce n’est pas dû à nos mérites mais à l’action du Seigneur en nous. Il attend de nous que nous venions à lui les mains vides pour les remplir de son amour. N’oublions pas qu’il a donné sa vie et versé son sang pour nous et pour la multitude, y compris pour les publicains. Il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Il compte sur nous pour les aimer et les porter dans notre prière.



PAROLE DE VIE POUR LA SEMAINE

â Pour la semaine qui vient…  Compter sur le Seigneur
C’est encore de Saint Paul (2ème lecture) que nous vient, en ce dimanche, ce beau cri du cœur : même si tous les hommes m’abandonnent, le Seigneur, lui ne m’abandonne jamais. Si tous nous lâchent, le Seigneur, lui, est toujours là !  N’en faisons-nous pas l’expérience, dans les circonstances difficiles de la vie ? Ne savons-nous pas que, lorsque surviennent des difficultés, la famille s’éloigne, les amis disparaissent, et l’on se retrouve seul ? Pour traverser les épreuves, le doute, et tout ce que la vie nous apporte parfois de difficile, nous pouvons compter sur le Seigneur : «  il est proche » et attentif, assure le psalmiste ;  il veut notre vie, notre bonheur, et nous procure à chaque instant la force de surmonter les heures de tristesse et de solitude … Au cours de cette semaine, essayons d’abord de nous remémorer les circonstances, où étant dans la peine et l’isolement, nous avons expérimenté cette fidélité et de secours du Seigneur. Nous lui en disons merci. Peut-être pourrons-nous aussi aller partager notre foi avec une personne en souffrance : par exemple, rendre visite à une personne malade, lui permettre de dire son inquiétude, sa solitude, puis prier avec elle le Notre Père ou le Psaume 33.

â Prier avec le Psaume 33
Pour conforter notre confiance dans le Seigneur, laissons-nous porter par la confiance des croyants qui nous ont précédés…  Reprenons les mots du Psaume 33, chaque matin, lentement, pour nous en imprégner et laisser Dieu nous façonner par son amour.

â Echappées poétiques
Je voudrais parfois entrer dans une maison au hasard, m’asseoir dans la cuisine et demander aux habitants de quoi ils ont peur, ce qu’ils espèrent et qu’ils comprennent quelque chose à notre présence commune sur terre.
Je suis toujours étonné de voir le peu de liberté que chacun s’autorise, cette manière de coller sa respiration à la vitre des conventions, et la buée que cela donne, l’empêchement de vivre, d’aimer.



La prière
La prière, c'est d'abord un cœur à cœur,
Un dialogue de confiance, d'affection, d'amour...
Je confie au Père mes désirs les plus profonds,
Et il me donne ce qui me rendra heureux, selon son cœur...
C'est à dire Pour Un Vrai Bonheur!
Merci Jésus de m'avoir aidé à découvrir cela !

Ils sont dans les bras de Dieu: 



E Le coin des enfants : Prière
Dans ma vie
*Peut-être nous est-il arrivé de penser: "Moi, je suis parfait. Je n'ai rien à changer en moi!"
On se sent aimable, bon, généreux, juste,... On se sent plein de qualités, sans aucun défaut.
Soyons lucide! Personne n'est parfait! Peut-être pouvons-nous chercher sur une journée, nos petites failles... Nous avons tous des manques, nous avons tous quelque chose à changer en nous. Pour le découvrir, il faut prendre du temps avec nous mêmes, faire silence.

*Avant de regarder les autres, il faut se regarder soi-même. C'est drôle, lorsque nous regardons autour de nous, nous voyons facilement les défauts des autres. Nous sommes un peu comme le pharisien qui dit: "je ne suis pas comme les autres hommes – ils sont voleurs, injustes, adultères –, ou encore comme ce publicain". 
*Oser demander! Nous avons des manques. Si nous avons envie de changer, il faut oser demander comme le publicain qui se tourne vers Dieu en disant: "Mon Dieu, montre-toi favorable au pécheur que je suis !" Il faut se présenter devant Dieu comme nous sommes (avec nos faiblesses) et non pas en homme parfait. Il faut lui dire notre envie de changer. Dieu donne à celui qui lui demande.
*Être humble: Je ne sais pas tout; je n'arrive pas à faire tout seul; je ne suis pas au-dessus des autres. Être humble pour pouvoir accueillir la grâce de Dieu, pour pouvoir changer vraiment. "Qui s’abaisse sera élevé.»".
*Prier, ce n'est pas étaler toutes nos qualités devant Dieu: Prier, c'est plutôt être transparent; se laisser regarder par Dieu tels que nous sommes. "C'est ton cœur que je cherche, nous dit Dieu".

19 octobre 2019

29 dimanche ordinaire


Première lecture: Ex 17, 8-13
Psaume : 120 
Refrain: Le secours me viendra du Seigneur qui a fait le ciel et la terre. Ou Notre secours, c’est Dieu, le Maître du monde !    
Deuxième lecture : 2 Tm 3, 14-4,2
Evangile: Luc 18, 1-8 
PU: Toi qui nous aimes, écoute-nous, Seigneur.


« Prier, sans baisser les bras...»

Définition: … de la prière

Le mal et la souffrance sont l’objection la plus courante à l’existence de Dieu !
Il est aisé de croire en Dieu lorsque tout va bien. Mais, par contre, lorsque le mal touche surtout des innocents ou nous-mêmes personnellement, croire en Dieu devient une chose quasi incompréhensible, inadmissible et révoltante.
Les lectures que nous venons d’entendre ne sont pas là pour nous rassurer, elles semblent dire qu’il suffit de prier pour que tout aille bien. Voyez Moïse, il prie les bras levés vers le ciel et comme par enchantement son armée gagne la bataille. Ou cette veuve, à force d’ennuyer le juge, elle obtient satisfaction.


La démarche semble assez simple, il suffit de prier pour obtenir l’objet de nos demandes. Nous avons peut-être déjà entendu des personnes qui disaient : « Si vous n’obtenez pas satisfaction, c’est parce que vous ne priez pas assez ou parce que vous n’avez pas suffisamment la foi ».
Dans ce cas, nous pourrions nous questionner sur la qualité et l’efficacité de la prière de Jésus lui-même,  lui non plus n’a pas été exaucé lorsqu’il demande à son Père : « Eloigne de moi cette coupe », et quelques instants plus tard il dira : « mon Dieu mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? » 
Nous avons été éduqués dans cette mentalité que la prière est essentiellement un flot de paroles : ne dit-on pas « on récite ses prières » « on dit ses prières », alors on répète des formules apprises par cœur, on lit de belles prières au dos d’images pieuses, on lit  de beaux textes, de belles pensées…
Or si nous regardons l’histoire de Moïse autant que celle de la veuve de l’Evangile, il n’est guère question ici de paroles, Moïse ne dit pas grand-chose mais il accomplit un geste éprouvant, si dur qu’il a même besoin de l’aide de ses compagnons pour tenir le coup.
De même la veuve de l’Evangile, sans doute elle demande justice au juge mais cette parole est essentiellement accompagnée d’une démarche elle aussi très éprouvante. Imaginez combien elle a dû vaincre sa peur, elle une pauvre veuve, pour oser frapper à la porte d’un juge. Combien de fois a-t-elle du traverser la ville pour se rendre dans le quartier des notables, attendre de longues heures avant d’être reçue peut-être comme un chien ?
Oui, la prière est bien autre chose qu’une suite de mots, elle est avant tout une action assez difficile, une démarche, une mise en route.
Si nous nous imaginons qu’à force de paroles nous nous ferons entendre de Dieu et qu’il finira par les exaucer, nous nous trompons. Les textes d’aujourd’hui nous montre que la prière est d’abord un mouvement, un dérangement, une démarche éprouvante et pénible dans laquelle tout notre corps, tout notre être est engagé.
La prière n’est pas magique. Si elle commence peut-être par une parole elle ne sera vraiment prière efficace que si elle s’achève dans une lutte, un combat pour obtenir, ou plus exactement pour réaliser avec l’aide de Dieu, ce que nous lui demandons.

PAROLE DE VIE POUR LA SEMAINE

Pour la semaine qui vient…  De l’utilité de la Parole

Les précisions que Saint Paul adresse à Timothée sur l’utilité de la Parole de Dieu (2ème lecture) nous sont bien précieuses à nous aussi : il est intéressant de les relire, en petit groupe, en équipe paroissiales, et d’échanger autour de ce qu’il dit… En quoi la Parole de Dieu nous aide-t-elle à « enseigner », à présenter la sagesse, le salut, la foi ? Comment nous permet-elle de discerner le mal, de le dénoncer, de le combattre ? Quels éléments en retirons-nous pour, aujourd’hui, « éduquer dans la justice » et faire grandir le royaume de Dieu ? Ce premier travail étant fait, nous pourrons reconsidérer la mission qui est la nôtre : l’évangélisation, c’est-à-dire l’annonce de la Parole, «  à temps et à contretemps », « avec une grande patience », dit Paul, mais « avec le souci d’instruire ». Nous rejoignons ainsi le thème de la journée mondiale de prière pour les  Missions (« Transmets la Parole que tu reçois »), mais sans oublier que cette mission n’est pas réservée à quelques spécialistes, dans l’Eglise : elle est l’affaire de tous les fidèles du Christ, au titre de leur baptême. Chacun doit, en effet, porter du fruit …

Mieux enraciner notre foi
La foi vient de Dieu, notre secours vient du Seigneur, dit le Psaume, et grâce à l’Ecriture l’homme est bien armé, dit saint Paul. C’est dire combien nous devons avoir le souci d’enraciner notre foi, de la fortifier : chaque matin, nourrissons-la de la Parole de Dieu, et d’un moment de prière en présence du Seigneur.

â Echappées poétiques
« Je t’aime » cette parole est la plus mystérieuse qui soit, la seule digne d’être commentée pendant des siècles. A la prononcer, elle donne sa douceur, à la prononcer comme il faut, en silence. Le « e » du dernier mot ne s’entend presque pas, il bat des ailes et s’envole.
Le jour où nous consentons à un peu de bonté est un jour que la mort ne pourra plus arracher au calendrier.

La prière
«C’est toute la vie d’un homme saint qui doit être prière. Celui qui se dispose à prier doit … s’efforcer de se souvenir de la grandeur de Dieu, ce Dieu vers lequel il s’approche. Ainsi, en venant prier, il faut,  pour ainsi dire, présenter son âme avant ses mains, élever son esprit vers Dieu avant d’élever ses yeux vers lui ;  il faut dégager son esprit de la terre avant de se lever pour l’offrir au Seigneur.»                                                       Origène, La prière, 12, PG 11, 549



Nathan et Inès  Deviennent enfants de Dieu par le baptême :
Accueillons-les dans notre grande famille : l’Église


Le coin des enfants : Prière

*Toute prière part de notre cœur. Elle est un cœur à cœur avec Dieu. Peut-être Jésus nous
demande-t-il d'avoir en toutes circonstances le cœur tourné vers Dieu! Jours de Joie, jours de Beauté, jours de Lumière et de Paix, je rends grâce à Dieu, je le remercie, je le loue, je le chante ! 
*Prier sans cesse, c'est être avec Dieu tous les jours, en chaque circonstance. C'est agir avec Lui, vivre avec Lui, se réjouir avec Lui, porter secours aux autres avec Lui, essayer de changer avec Lui. Prier sans cesse, c'est être en communion avec Dieu à chaque instant de notre vie. 


- Oser demander !
Dieu exauce toujours nos demandes, mais il le fait à sa façon. Il donne à celui qui lui demande mais il ne donne pas forcément toujours exactement ce que l'on demande.
Si je veux être meilleur en math, il pourra peut-être me donner du courage pour mieux travailler.
Si je veux être riche, il m'ouvrira peut-être les yeux pour m'aider à voir que je suis déjà riche de
mille dons; et la richesse matérielle diminuera ainsi peu à peu à mes yeux. 
Si je suis malade, il pourra m'aider à accepter l'épreuve. 
Si mon ami est triste, il me donnera peut-être un cœur rempli de lumière pour l'éclairer.
Si mes sœurs se disputent, il m'aidera à semer la paix.
Dieu donne à celui qui lui demande. Dieu fait justice. Il aide chacun à accepter ce qu'il vit! Il aide aussi chacun à changer pour accepter la vie et pour la transformer en direction de l'Amour.

12 octobre 2019

28 dimanche ordinaire


Première lecture: 2R 5, 14-17
Psaume : 97 
Refrain: Le Seigneur a fait connaître et révélé sa justice aux nations. Ou Dieu révèle sa puissance à toutes les nations   
Deuxième lecture : 2Tm 2, 8-13
Evangile: Luc 17, 11-19 
PU: Accueille au creux de tes mains la prière de tes enfants.


Faire confiance et rendre grâce

Définition: … merci

Nous vivons à l’époque de la miniaturisation, on fabrique non seulement de plus en plus petit mais de plus en plus puissant. Cette miniaturisation méga-puissante existe depuis toujours dans un petit mot de 5 lettres…  Non, non ce n’est pas celui auquel vous pensez mais un autre…  simplement le petit mot « merci ».
Malheureusement ce petit mot nous l’avons souvent réduit à une formule de politesse ce qui nous fait perdre de vue sa capacité de mobiliser, de dynamiser les énergies aussi bien de celui qui donne que de celui qui reçoit.
Lorsque je donne, que ce soit un objet, de mon temps ou de mon travail et que le destinataire accueille mon don, je ressens la joie de faire plaisir, mais en plus je suis stimulé à répéter, à reproduire et faire mieux encore à l’avenir.  A l’inverse si l’autre n’exprime aucune satisfaction ni reconnaissance, non seulement il m’enlève la joie de faire plaisir mais il coupe nette mon envie de poursuivre la relation. Je me dirai : « c’est la dernière fois » ! L’un comme l’autre on est perdant car l’un est privé de la joie de donner et l’autre se prive de la joie de recevoir et d’entrer dans un échange mutuel.
Nous ne soupçonnons pas suffisamment la puissance d’un « merci » qui est le moteur d’une escalade de générosité et de bonté.
Le premier ennemi de la reconnaissance est le même que celui de l’amour : l’usure, l’habitude. Par exemple au sein de la famille j’imagine que chacun a sa tâche : faire à manger, nettoyer, entretenir le jardin, repasser, laver l’auto… Mais très vite avec le temps, on ne pense plus à se remercier et si l’un vient à manquer à sa tâche il est vite rappelé à l’ordre. Ce que l’on fait au début par amour et avec plaisir s’est transformé en contrainte. Pourquoi ? Simplement parce qu’on a oublié ce petit mot « merci ». Le « don » est devenu une « dû » !
Ceci est vrai dans la vie de famille mais aussi dans la vie professionnelle ou associative. On ne retient que l’obligation en oubliant la part du cœur sans laquelle rien ne peut se faire de beau. A qui ne sait ressentir ni exprimer sa gratitude, il manque une condition essentielle de bonne santé psychique.  J’ai même envie de dire qu’il est impossible d’être reconnaissant et malheureux, car il est impossible d’être mécontent en même temps que reconnaissant. Il est des psychiatres qui s’efforcent d’ailleurs d’éveiller chez leurs patients le sens de la reconnaissance.
Ce n’est pas par hasard que ce mot « merci » s’appelle « reconnaissance », ce qui signifie « re-naître-ensemble ». Chaque merci est comme un nouveau départ, avec toute la fraîcheur d’un départ. Et ce qui est vrai entre nous est pareil vis-à-vis de Dieu, ce Dieu qui ne cesse de nous combler alors que cela nous semble tout naturel.
Or ce qui spécifique au chrétien, ce par quoi nous pouvons identifier la vitalité de sa foi, c’est justement cette capacité de reconnaître les dons de Dieu. Le chrétien est celui qui s’offre tous les jours la joie d’accueillir les dons de Dieu et la joie du merci. Il vit dans une reconnaissance perpétuelle.
Ressusciter, n’est-ce pas justement « re-naître » ou disons « re-co-naître », renaître ensemble.
Demandons-nous comment nous rendons grâces au Seigneur, chaque soir peut-être avant de nous endormir : cela passe même avant l’examen de conscience ! Certains groupes aiment partager ce qu’ils appellent « la grâce du jour ». Toutes nos prières au fond pourraient se résumer ainsi : « merci », et « s’il te plaît, guéris-moi, guéris-nous ».


PAROLE DE VIE POUR LA SEMAINE

â Pour la semaine qui vient…  Rendre gloire à Dieu

Il s’agit encore de prière, ce dimanche mais d’une forme de prière dont nous sommes moins familiers… malheureusement : nous sommes tellement plus prompts à demander qu’à remercier ! Prenons garde à la remarque de Jésus concernant l’attitude des neuf lépreux purifiés et partis sans rendre gloire à Dieu…
Tout ce qui va bien pour nous ne nous semble-t-il pas normal ? Il ne nous vient même pas à l’idée, le plus souvent, qu’il pourrait en être autrement…Et donc, il nous vient rarement à l’idée de glorifier Dieu pour notre bonne santé, pour le fait d’avoir chaque jour de quoi manger ou de quoi nous loger, pour l’amour dont nous sommes entourés, pour l’Eglise qui nous a engendrés à la vie chrétienne et nous a transmis l’Evangile, etc. Au cours de cette semaine, au moins essayons de corriger ces oublis … Faisons davantage l’effort de rassembler pour Dieu un joli bouquet des merveilles dont il nous comble (santé, logement, nourriture), et offrons-lui chaque jour une prière de louange, un chant qui lui rende gloire.

â Connaître nos  « lèpres »

L’autre interpellation que nous adresse l’Evangile de ce dimanche vise à nous faire connaître nos propres « lèpres », c’est-à-dire tout ce qui nous empêche de bien vivre, tout ce qui nous retient dans le malheur, la souffrance, la misère, et dont le Christ veut nous libérer. Présentons-nous à lui tels que nous sommes et, avec confiance, disons-lui : « Jésus, prends pitié de nous. »

 â Echappées poétiques

L’arbre est devant la fenêtre du salon. Je l’interroge chaque matin : « Quoi de neuf aujourd’hui ? » La réponse vient sans tarder, donnée par des centaines de feuilles : « Tout »
Je pousse dans les rues une charrette d’optimisme. Je crie : « Espérance à tout va ! » Beaucoup me répondent en me lançant par la fenêtre le contenu de leur pot de chambre, mais il en faudrait bien plus éteindre une cargaison de soleils !
« Savons-nous dire merci ? »

Prenons la parole
« Savons-nous dire merci ? »
Ce n’est pas toujours facile de dire merci : « Ca nous écorche la bouche de le dire ? »
Peut-être parce qu’il ne correspondrait à rien de profond, et ou parce que la politesse l’exige ?
Dire merci : Un souci de tous les parents est d’apprendre à leurs enfants à dire « s’il te plaît » et « merci ». Avec Dieu, c’est pareil : il faut apprendre à lui dire merci. C'est ce qu'on appelle l'action de grâce! Il nous arrive sûrement de très belles choses dans la vie... Remercions-nous, ceux qui nous les donnent? Remercions-nous Dieu? C'est important de remercier! On ne s'en rend jamais assez compte! Remercier, c'est donner du bonheur à celui qui nous en a donné.
Pourquoi je dois remercier? Parce que le merci est une reconnaissance profonde qui engage le cœur et qui transforme la vie. J’invente une petite prière.

E Le coin des enfants : Dix lépreux viennent à la rencontre de Jésus. Ils ont foi en lui. Ils viennent vers lui parce qu'ils ont une demande à lui faire. Ils sont malades et exclus. Ils désirent être guéris et réintroduits dans la communauté. 
Et nous? Quand marchons-nous vers Dieu? Quand tournons-nous notre regard vers LUI? Quand le prions-nous? Est-ce seulement lorsque nous avons une demande à lui faire? Est-ce les jours de peine et de détresse? Pensons-nous à lui dans les moments de joie et de bonheur?
Les lépreux repartent. Ils poursuivent leur route sans un regard en arrière. Sans doute pensent-ils que, maintenant qu'ils sont guéris, ils n'ont plus besoin de Dieu dans leur vie.
Si Dieu vient à nous exaucer, ressemblons-nous aux neuf lépreux qui, une fois guéris, oublient de dire MERCI, ou ressemblons-nous au lépreux qui revient sur ses pas pour louer Dieu et rendre grâce?
- La grâce: c'est le don gratuit et généreux de Dieu depuis toujours. Dieu donne la vie, son Amour, sa Joie, sa Paix, sa Bienveillance, sa Miséricorde infinie, son Fils Jésus (et par lui l'Eglise et les sacrements), l'Esprit saint (qui est la force de Dieu à l'œuvre dans nos vies; elle nous remplit d'amour, de foi, d'espérance, de paix, de joie,...),......
- Rendre Grâce: c'est faire monter vers le Ciel un grand bouquet de MERCIS. Apprenons, en chacun de nos jours à rendre grâce... Pour nos parents, notre conjoint, nos enfants, notre famille... Pour les amitiés si merveilleuses qui embellissent notre vie... Pour les semeurs de paix, de joie, d'amour...